Autosuffisance en riz local/ DOUKOUA GODE, président de la Fac-ci : « Il est inconcevable que l’Etat dépense des milliards à importer le riz alors que nous avons nos bas-fonds et forêts»

Publié dans Economie
mardi, 24 octobre 2017 00:00

Dans le cadre de la semaine de l'action verte (Green action week) initiée et soutenue par la société suédoise de la conservation de la nature (Sscn) et consumers international (CI), la Fédération nationale des associations de consommateurs (Fac-ci) a organisé le samedi 14 octobre,

à Abidjan Riviera,  un atelier de formation et de sensibilisation  autour de la problématique: Quelles solutions à la production d’un riz local sain et durable prenant en compte les questions environnementales ? Avec pour conférencier principal, l’Enseignant – Chercheur, Généticien  pour le Groupe d’Initiative pour la Production de Semence (GIPS), SEMON MANDE, Ph D .Une dizaine de riziculteurs  de Divo ont fait le déplacement à Abidjan pour assister à la rencontre, Riviera palmeraie Abidjan Cocody.

Pour le conférencier, pour devenir autosuffisant et garantir la sécurité en riz, la Côte d’Ivoire  a initié des reformes au niveau de la filière, adopté une stratégie de développement de la filière. A savoir l’accroissement des superficies cultivées, la sélection de variétés à hauts  rendements et résistantes aux  maladies ou au stress hydrique. Et la lutte contre les maladies majeurs et les oiseaux. « Les actions entreprises à ce jour ont permis d’accroitre la production qui reste cependant en deçà des niveaux prévus pour couvrir les besoins nationaux. Le  gap est dû à  l’inaccessibilité aux semences de qualité et l’insuffisance de renforcement de capacité en riziculture .Pour une autosuffisance en riz réussie et durable, la Côte d’Ivoire doit disposer de variétés performante à haut rendement avec de la semence qualité  pour soutenir sa production de riz local tout en tenant compte de la préservation de l’environnement », a expliqué SEMON MANDE.  

Selon l’enseignant chercheur, la Côte d’Ivoire dispose des atouts suivants: un climat très favorable avec une pluviométrie abondante; un niveau appréciable de savoir-faire des producteurs; un potentiel important en terres rizicultivables (bas-fonds et plaines); et l’existence de variétés à haut rendement et de bonnes qualités organoleptiques.  A l’en croire, pour tenir compte des questions environnementales, il existe des approches à la production d’un riz local sain et durable prenant en compte les questions environnementales. Que sont  la Riziculture Irriguée et la Riziculture en plaine pluviale. « La Découverte du Système de Riziculture Intensive (SRI) par l’agronome et jésuite le Père Henri de Laulanié, nous donne une solution pour lutter contre les gaz à effet de serre produit par les rizières. La technique du système  de riziculture intensive (SRI) fait partie des solutions disponible à la production de riz respectueuse de l’environnement.   

Elle assure une économie d’eau et de gestion durable des sols, l’utilisation de compost comme fertilisant. La reduction significative ou l’élimination des gaz à effet de serre (methane et protoxyde d’azote). La Promotion à l’utilisation de sémence de qualité. Le Triplement du rendement par unité de surface. Par conséquent, cela contribue a la lutte contre la pauvreté et à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire de façon significative”, a argumenté SEMON MANDE. Pour le président de la Fac-ci Doukoua Godé , ‘’il est inconcevable que l’Etat dépense des milliards pour importer le riz  alors que  nous avons des bas-fonds, de la forêt,  la savane. Pourquoi ne pas donner les moyens à nos agriculteurs pour developer leurs techniques culturales et augmenter la production du riz local?” A en croire M. Doukoua , il s’agit à travers cet atelier de sensibiliser les paysans sur les questions environnementales et leur donner des pistes pour accroître leurs productions. “Il faut sensibiliser les paysans sur les questions environnementales.

Sur l’utilisation de certains produits chimiques et autres élements lies à la nature. Il faut que chacun de nous soit socialement et écologiquement responsable tout en modernisant les techniques culturales “, a suggéré le president de la Fédération nationale des associations de consommateurs (Fac-ci). Les paysans présents ont salué cette initiative, tout en mettant en exergue leurs difficultés. A savoir l’accès aux semences, la non maitrise des produits chimiques et rareté de terres cultivables au profit des produits de rentes. Sans oublier la variation du climat.

A .TRAORE

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