Enquête /Faux diagnostic, erreurs médicales Comment on tue en cachette dans les hôpitaux • Des secrets jamais dévoilés

Publié dans Société
jeudi, 19 octobre 2017 00:00
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De nombreux malades sont victimes des erreurs de diagnostics ou médicales qui les conduit à la mort sur leur lit d’hôpital. Les médecins fautifs s’en sortent, aidés par la solidarité du corps médical et le silence des lois. Enquête dans l’anti chambre des hôpitaux et centres de santé ivoiriens.

 

« Il y a quelques années, j’ai surpris un médecin en train de sermonner sa collègue qui a injecté des substances qui ont conduit à la mort d’un malade au Chu de Cocody. Cela m’a intrigué et m’a permis de comprendre la responsabilité des médecins dans certains décès dont on nous cache la vraie raison », explique M. Honoré, travaillant dans une Ong de droit l’homme.  « Cette image est restée gravée dans ma conscience jusqu’à ce jour. Chaque fois que je mets les pieds dans un hôpital, l’image me revient », poursuit l’homme.  Mme Coulibaly, de son côté se plaint des ordonnances kilométriques inutiles. « On nous a fait payer des tonnes de médicaments qui ne nous ont servi à rien. C’est quand nous avons changé de Chu que le vrai mal a été découvert », relève-elle. Traitement inutile, comprenant parfois une intervention chirurgicale, ordonnance alors qu’il n’y a pas de pathologie. Confusion au niveau des soins et diagnostic des pathologies… L’erreur médicale, méconnue des Ivoiriens il y a quelques années est en train de devenir un véritable phénomène de société. «  Un médecin peut commettre une erreur en plus, diagnostiquant une maladie qui n'existe pas, ou une erreur en moins, ne faisant pas le diagnostic d'une maladie réellement présente. La médecine n'est pas une science exacte. Les erreurs de diagnostic sont fréquentes. Plus que cela, quelle que soit la qualité de l'interrogatoire, de l'examen clinique, et éventuellement des examens complémentaires pratiqués, on sait à présent qu'un certain nombre d'erreurs sont inévitables », reconnait Dr Kodjo, médecin généraliste. Qui avoue avoir été témoins de plusieurs cas de confusion au niveau des soins et diagnostic des pathologies. « J’ai vu des médecins prescrire des médicaments de paludisme à des diabétiques. Ou encore pour de simple signe de fatigue, on prescrit des médicaments qui à la longue, créent des soucis de santé aux patients », confie le médecin. Notre confrère l’Eléphant Déchainé dans une de ses publications a mis en exergue, un cas qui a défrayé la chronique à Toumodi. De mauvaises prescriptions qui ont débouché sur une tumeur…‘’Monsieur K.L. est un fonctionnaire en poste à Toumodi où il vit avec sa petite famille constituée de femme et enfants. Son fils Yannick, souvent malade depuis un certain temps, a été accompagné par lui à l’hôpital général de Toumodi où «les gens prescrivaient des médicaments, ils prescrivaient… ils prescrivaient…mais les résultats ne suivaient pas », dit-il. En effet, pendant deux ans, chaque fois que Yannick, le fils de K.L n’était pas au mieux de sa forme et qu’il a été conduit à l’hôpital général de Toumodi, le médecin qui le recevait lui prescrivait des médicaments; mais l’état de santé de l’enfant ne semblait enregistrer aucune évolution notable, au point où ses études étaient en train d’être perturbées. Se demandant pourquoi malgré tous ces médicaments administrés, la santé de son bambin ne s’améliorait pas, K.L décide d’être désormais un peu plus regardant sur les prescriptions. A commencer par lire les notices de tous les produits pharmaceutiques liés à Yannick. Ne voilà-t-il pas qu’il va y découvrir des choses! Des médicaments destinés à des personnes un peu plus âgées voire adultes étaient prescrits et administrés à Yannick qui avait à peine 6 ans’’. Ils sont nombreux les malades qui souffrent de ces maladresses souvent mortelles du corps médical. Face à la recrudescence des fautes médicales entraînant la mort de nombreux patients, Laurent Manlan, magistrat et président de Transparency Justice est monté au créneau. « La faute médicale doit être vigoureusement sanctionnée.  Nous devons arrêter de dire qu’un malade est mort à l’hôpital parce que Dieu l’a voulu », a-t-il fait savoir, récemment, au cours du symposium autour du thème «Responsabilité médicale et la sécurité des patients dans la pratique de la médecine privée » initié par le ministère de la Santé et de l’hygiène publique et l’Association des cliniques privées de Côte d’Ivoire (Acpci) à Treichville. Lors de sa communication portant sur « la réparation des dommages liés à une faute médicale au cours des procédures de soins en Côte d’Ivoire », le magistrat a indiqué que la faute pouvait se situer à trois niveaux : l’acte de diagnostic, le traitement et la surveillance du traitement. Dans l’acte de diagnostic, le médecin n’est pas fautif si les résultats des analyses biologiques et les radiographies l’ont conduit à faire un mauvais diagnostic. A l’opposé, il peut aller en prison s’il établit un faux diagnostic parce qu’il n’a pas su lire les résultats des analyses ou s’il a fait un faux diagnostic parce qu’il n’a pas demandé aux patients de faire des examens médicaux. « Si vous recevez un malade, vous avez l’obligation d’avoir toutes les informations possibles. Si vous ne le faites pas et que votre diagnostic est faux, vous êtes coupables », a-t-il lancé à l’endroit des médecins. Concernant le choix du traitement, il est laissé à la libre appréciation du médecin. Toutefois, la faute intervient au moment où le praticien ne tient pas compte des examens biologiques, de l’âge, du poids, etc. du patient dans le choix du médicament. Quant à la surveillance du traitement, les thérapeutes sont sanctionnés la plupart du temps par négligence car, ils ne prennent pas la peine de rendre lisible l’ordonnance et encore moins la posologie du médicament. Ils ont aussi le devoir d’informer, selon le magistrat, le malade sur la dangerosité des médicaments qu’il prend. Face aux nombreuses pressions dont ils sont victimes, les praticiens devraient faire le maximum d’efforts pour éviter les erreurs médicales. Parce que, selon les statistiques, 50% des incidents et accidents en milieu hospitalier peuvent être évités.

 

50% DES INCIDENTS ET ACCIDENTS EN MILIEU HOSPITALIER PEUVENT ETRE EVITES

Selon docteur Touré Boubacar, médecin, « Il n’y a pas de faux diagnostics mais on parle d’erreurs médicales. Il peut être question d’erreur mais la plupart du temps, on a affaire à un cas de négligence et dans ce cas-là le responsable est coupable et est passible de prison. En cas de délit il est aussi question de sanction passible de prison, par exemple utiliser la médecine pour tuer quelqu’un volontairement. On peut se tromper avec toutes sortes de maladies, il n’y a pas de maladies spécifiques concernées. Il s’agit avant tout de compétence du docteur. Il doit évoquer plusieurs diagnostics en ce qui concerne des maladies qui peuvent avoir des symptômes semblables », indique le praticien. En guise d’approche de solution, il dit ceci. « En ce qui concerne les solutions ou approches pour pallier cette insuffisance, il faut que la formation soit plus stricte. Il faut faire des évaluations pendant et après la formation pour s’assurer de la compétence. Il faut que le médecin soit responsable, et qu’il respecte le serment d’Hippocrate. Il faut éviter la négligence. Il faut retenir que négligence (délit) est différent d’erreurs », propose-t-il. Le corps médical est souvent mis au banc des accusés pour racket, vol de médicaments ou plus grave encore : faux diagnostic. Mais comment faire reconnaitre l’erreur médicale, la faire condamner et éventuellement obtenir réparation lorsque les règles juridiques qui doivent encadrer ce genre de situation ne sont pas correctement définies ? C’est le problème auquel sont confrontés les ivoiriens.

‘’NOUS FAISONS DES MIRACLES’’

Face à ce problème de société, comment réagir ? « La Côte d’Ivoire ne dispose pas vraiment d’un code de la santé avec des lois faites par le législateur ivoirien selon les réalités ivoiriennes ayant pour rôle de régir le secteur. Nous disposons de différents textes traitant des établissements sanitaires, de l’enseignement médical, des médicaments, de la pharmacie, de la protection de la santé et des professions médicales. Ces textes, dans leur grande majorité, organisent le fonctionnement des différentes structures sanitaires du pays, ils ne sont donc pas en rapport direct avec la gestion des erreurs médicales », explique Sanogo Yanourga, Docteur en droit dans une contribution. L’article 28 du Code de déontologie médicale fait obligation au médecin « d’élaborer son diagnostic avec la plus grande attention, sans compter avec le temps que lui coûte ce travail et s’il y a lieu, en s’aidant ou se faisant aider, dans toute la mesure du possible des conseils les plus éclairés et des méthodes scientifiques les plus appropriées…  ». Une fois cette démonstration faite, la victime pourra prétendre à une indemnisation. C’est encore aux autorités d’organiser la procédure devant conduire à cette indemnisation afin que la victime qui a tant souffert si elle n’est pas décédée (ses proches en cas de décès) puisse obtenir dans un bref délai une compensation financière équivalente au préjudice subi même si l’argent ne peut remplacer ses profondes blessures. Lesyndicat des techniciens de laboratoire, sans disposer de données chiffrées n’exclue pas l’éventualité d’erreur de diagnostics dans les Chu et centres de santé. « Nous n’avons pas de données chiffrées, mais avec l’existence de systèmes qui ne sont pas dans les normes, la sous-traitance et autres structures sanitaires non règlementées, c’est évident qu’on assiste à des erreurs de divers ordres », explique le secrétaire général du syndicat, Dagnogo Oléfongo. Pour lui, cette situation est encouragée par « le code de la santé vague ». « Le code de la santé est vague et n’entre pas dans les spécificités. La responsabilité est civile. Pis nous travaillons dans un environnement où il y a beaucoup de cliniques non autorisées, des techniciens pas du tout formés ou qui viennent des universités sans avoir été formés suffisamment », explique le syndicaliste qui invite les autorités à réactiver la commission permanente sur la qualité mis en place par le ministre Allah Kouadio qui « est restée lettre morte après son départ. Interrogé, Dr Eddie Ossouhou Albert, directeur de la réforme hospitalière, a indiqué ne pas être saisi de cas de faux diagnostics ou d’erreurs médicales dans les hôpitaux et centres de santé. Encore moins de statistiques mettant en exergue le phénomène. Toutefois, au cours d’une récente interview, il a développé les efforts faits par la tutelle pour faire changer les choses. «  Dieu merci avec les efforts des uns et des autres, surtout avec les efforts consentis de madame la ministre, dès ce mois d’août, la remise aux normes de certains hôpitaux d’Abidjan va commencer. Vous avez pour preuve l’hôpital de Treichville, l’hôpital de Marcory, Koumassi et Port-Bouët. Voire même en dehors de là, celui d’Abobo-sud. Parce que là, il y a le Programme présidentiel d’urgence (Ppu) aussi qui est en train de faire des aménagements. Le Ppu est en train de faire beaucoup de choses pour nous aider à mettre aux normes les hôpitaux. Pour améliorer le plateau technique, ensuite former le professionnel de santé en qualité et en nombre », a-t-il confié. De leurs coté le personnel de santé refuse de supporter l’entière responsabilité des erreurs médicales. « Nous faisons des miracles. Regardez autour de moi, il n’y a pas de matériel pour faire des diagnostiques. C’est par intuition et expérience que nous travaillons. Et cela dans des conditions difficiles », raconte un médecin dans un centre de santé d’Abobo. Il raconte que souvent ce sont des malades qui, pris de pitié, leur offrent en partant quelque matériels de travail. « Ce manque de matériel commence depuis la formation à l’université. On nous délivre des diplômes sans véritable pratique. Allez dans les facultés de médecine, vous verrez comment les étudiants travaillent », indiquent notre interlocuteur. Aujourd’hui, le mal des hôpitaux semble profond. Les personnels de santé eux aussi doivent être informés de leurs devoirs et de leurs droits dans leurs rapports avec les patients, qu’ils sachent qu’ils n’ont pas le droit de vie et de mort sur les citoyens que nous sommes. Ils doivent tout au long de leur mission honorer le serment d’Hippocrate, énonçant les principes de déontologie médicale. Ils doivent en tout lieu et tout instant méditer l’article 2 du code de déontologie médicale : «  Le respect de la vie et de la personne humaine constitue en toute circonstance le devoir primordial du médecin  ». Évoquer le manque de moyens matériels et financiers ne peut pas justifier toutes les fautes et erreurs dont ils se rendent coupables tous les jours. Il tient aux gouvernants de les mettre dans les meilleures conditions de travail et d’exiger d’eux les meilleurs résultats possibles. Les autorités administratives et politiques doivent favoriser et faciliter la diffusion du message du droit médical dans nos structures de formation, facultés de médecine, de droit, Institut national de formation des agents de santé (Infas) pour que dans les cinq à dix ans à venir, un bon nombre d’ivoiriens, citoyen lambda et professionnels de la santé, soient véritablement en possession de l’outil droit médical .C’est en organisant le cadre juridique de la responsabilité médicale en Côte d’Ivoire que nous pourrons mettre d’une certaine façon un frein à la production de toutes ces fautes et erreurs médicales. Si le cadre juridique n’est pas propice, les actions en mise en cause de responsabilité et en demande de réparation ne seront jamais enclenchées. Les victimes resteront éternellement victimes et les responsables resteront toujours présumés innocents. L’État doit prendre ses responsabilités, les propos tenus par madame la ministre de la santé récemment concernant le fonctionnement des structures sanitaires du pays ne doivent pas rester lettre morte. Il faut prendre des mesures pour lutter contre tous les maux qui minent le système sanitaire ivoirien, corruption, clientélisme, absentéisme, incompétence et manque de rigueur.

Abou TRAORE

Les insuffisances de la loi ivoirienne

Il existe une loi N°61-320 du 17 octobre 1961 relative à la protection de la santé publique, « mais nous constatons que cette protection de la santé publique ne se limite qu’à certaines maladies endémo-épidémiques. Elle ne préserve en aucun cas les droits des patients face aux erreurs médicales. Elle est plutôt une garantie de traitement et un moyen de lutte contre les grandes épidémies. Seuls les textes concernant les professions médicales peuvent être rattachés au traitement de l’erreur médical parce qu’ils posent à travers le Code de déontologie médicale (Loi N°62-248 du 31 juillet 1962 instituant le Code de déontologie médical) les devoirs généraux des médecins envers les patients. Mais lorsque les devoirs des médecins ne sont pas respectés par les médecins eux-mêmes, que doivent faire les patients pour qui rien n’est prévu ? Comment poursuivre un médecin, un hôpital, une clinique privée lorsque les textes en la matière n’existent pas, lorsqu’il y a un vide juridique ? Doit-on se référer aux textes et dispositions juridiques étrangers ? », s’interroge Sanogo Yanourga, Docteur en droit. Avant d’argumenter. « La France qui nous sert très souvent de source d’inspiration a mis en place les lois du 4 mars 2002 relatives aux droits des malades et à la qualité du système de soins. Ce texte organise la responsabilité médicale et les droits des patients, mais il reste propre à ce pays très avancé en matière médicale, il serait donc aberrant qu’on se l’attribue comme on l’a fait dans un passé récent pour d’autres textes en ignorant nos réalités nationales. Nous pouvons nous en inspirer, mais faudrait-il encore que le cadre juridique de base en matière médicale soit clairement défini afin que les textes étrangers viennent en appui pour aider dans les domaines nouveaux de la science médicale, science en perpétuelle évolution. Il faut que les autorités politiques et administratives, les universitaires, le monde médical, les juristes et enfin la société civile se saisissent de ce problème afin d’y réfléchir sérieusement et trouver des solutions idoines. Un pays comme le nôtre ne peut pas se contenter de textes approximatifs », suggère Dr Sanogo. Pour lui, le secret médical en médecine par exemple ne peut pas être traitée par les articles 316, 321.1 et 383 du Code pénal qui traite du secret professionnel en général tout simplement parce que la violation du secret professionnel en affaire ou dans les matières publiques ne peut pas correspondre à la violation du secret médical car ici, il y a atteinte à la dignité, à l’intégrité et à la vie privée de la personne humaine. « Et toutes ces atteintes sont protégées par toutes les Conventions internationales relatives aux droits de l’homme, à commencer par la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1948 et par la constitution ivoirienne du 1er août 2000. Le droit au respect du secret médical devenant donc « un droit universel ». Il faut ensuite éduquer à la fois nos populations et nos soignants. Il faut faire connaitre aux ivoiriens leurs droits et bien entendu leurs devoirs dans leurs relations avec le monde médical afin d’équilibrer le rapport de force. On ne se rend pas à l’hôpital pour mourir, sinon autant rester chez soi et mourir en paix. Nous devons apprendre à nos frères et sœurs instruits ou non à revendiquer leur droit à la santé, leur droit à une meilleure prise en charge médicale. Il faut arrêter de s’en remettre à Dieu », a relevé l’expert, spécialisé en droit médical et de la santé. A l’en croire, la responsabilité médicale est de nature contractuelle et l’article 1382 du Code civile précise que : « tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute de qui il est arrivé à le réparer ». « Donc tout citoyen victime d’une erreur médicale peu importe son origine, ses moyens financiers, son rang a le droit et même le devoir de saisir la justice pour exiger réparation. Il faudra dans ce cas prouver le lien entre le fait reproché et le préjudice subi. Dire que c’est parce que le médecin a commis telle erreur que je suis dans tel état. Ce sont ces différentes procédures de justice souvent très longues et coûteuses (pas à la portée de toutes les bourses) qui permettront de pointer du doigt les défaillances du système. Dans certains cas prouver l’erreur est difficile mais, la médecine étant une science, aujourd’hui son évolution permet de détecter les maux incurables tels que certains cancers, le VIH-Sida etc. après il est intolérable de confondre lorsqu’on pose un diagnostic précédé d’examens sérieux palu et fièvre typhoïde ou d’extraire la dent saine et laisser en place la dent atteinte par la carie et douloureuse ou encore amputer le bras droit à la place du gauche », argumente Dr Sanogo Yanourga. « S’il arrive qu’une erreur médicale a eu à porter préjudice à un malade, il y a des lois qui autorisent le malade à poursuivre l’hôpital. Si l’erreur est vérifiée et prouvée il incombe à l’hôpital d’indemniser le malade. C’est pour palier à ce genre de situations que l’hôpital ainsi que le médecin sont assurés.  En cas de préjudice le patient a droit de réparation. Et le médecin responsable peut être suspendu en cas d’erreur ou même radié en cas de fautes graves. Les sanctions ont des niveaux qui vont de l’avertissement, le blâme, et enfin la sanction qui est établie par l’ordre des médecins », explique pour sa part Dr Touré.

A.TRAORE

 

Les deux types d’erreur de diagnostic

 

Errare humanum Est. L'erreur est humaine. Les médecins sont humains. Ils peuvent donc commettre des erreurs. Du médecin généraliste qui n'effectue pas le bon diagnostic ou tarde à le poser, jusqu'aux négligences graves aux urgences ou au bloc opératoire, les erreurs médicales concernent tout le corps médical. Une fois sur dix, un patient hospitalisé peut sortir de l'hôpital plus malade qu'il n'est entré. C'est la hantise des blouses blanches : voir sa carrière brisée par une plainte. Pourtant, aucun médecin n'est à l'abri de commettre une erreur médicale. Les chirurgiens sont les praticiens les plus exposés aux procédures. Dans une situation donnée, un médecin peut commettre une erreur en plus, diagnostiquant une maladie qui n'existe pas, ou une erreur en moins, ne faisant pas le diagnostic d'une maladie réellement présente. En d'autres termes, les médecins sont 

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