Insécurité /Fêtes de fin d’année : Les endroits dangereux qu’il faut éviter à Abidjan

Publié dans Société
jeudi, 21 décembre 2017 00:00
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Certains endroits d’Abidjan demeurent extrêmement dangereux surtout en cette période de fêtes de fin d’année. Il serait judicieux d’éviter ou de redoubler de vigilance dans certains lieux réputés criminogènes. Etat des lieux non exhaustif des  ‘’zones rouges’’.

En ces temps de fêtes, il est judicieux d’éviter ou de redoubler de vigilance dans certains lieux réputés criminogènes. Appelés ‘’zones rouges’’ dans le milieu des policiers, ces endroits se distinguent des autres par le nombre important de forfaits qu’ils ont enregistré.

Dans les marchés, gares de wôrô-wôrô, Gbakas, Bus…

 Dans les marchés à travers la ville d’Abidjan, décembre est la période de prédilection des pickpockets. Les voleurs à la tire opèrent généralement à plusieurs. Ils  imaginent toutes sortes de scénarios pour dépouiller les pauvres gens de leurs biens. A cet effet, les voleurs travaillent en équipe : l’un fait diversion, l’autre vous dérobe et encore un autre s’éclipse avec le butin. Ces pickpockets recherchent les occasions où le vol est  plus facile à opérer : les lieux où ils ont facilement accès, où de nombreuses cibles potentielles sont présentes et où ils peuvent aisément se fondre dans la masse. Le boulevard très animé de Nangui Abrogoua reliant la grande mosquée au grand marché d’Adjamé, Adjamé Liberté, Abobo Gare, grand carrefour de Koumassi, Carrefour Siporex de Yopougon, marché de Kouté, etc , sont les zones de prédilection de ces jeunes malfrats. D’autres préfèrent opérer dans les transports en communs. Les lignes  de bus desservant les communes de Koumassi, Vridi, Port-Bouët  et Abobo, etc,  sont les cibles privilégiées des voleurs. Toujours avec les mêmes procédés ; ils font la poche aux usagers. Les plus téméraires opèrent seuls, à bord  des  Wôrô-wôrô et Gbaka, les minicars de transport.  Mais là, la technique est tout autre. Le voleur fait diversion avec des pièces de monnaie   qu’il laisse tomber et lorsque son voisin de siège « en bon Samaritain », se plie en quatre pour les ramasser afin de les lui rendre, il se fait dépouiller purement et simplement. Ces solitaires écument  également les cars de voyage effectuant les longs trajets dans lesquels ils sèment la désolation. Le site Koaci.com dans son édition de mardi a mis en exergue « la magie » dont se serviraient des voyous pour détrousser les honnêtes  citoyens. « Des malfrats, circulant à bord de certains taxi-compteurs détroussent les gens qu’ils embarquent de leurs biens. Il faut éviter de prendre un taxi en cours de chemin dans lequel il y a déjà une personne ou deux. Si vous voulez emprunter un Wôrô-wôrô , c’est préférable de le faire dans une gare spécialisée à cet effet. Sinon vous risquez d’avoir une surprise désagréable », conseille notre spécialiste de sécurité. Des malfrats vont jusqu’à opérer dans les lieux de cultes où ils profitent de la méditation des visiteurs pour les dépouiller de leur bien.

Adjamé, les brigands sont de plus en plus virulents

La commune d’Adjamé est redoutée pour ses agressions. C’est un centre commercial à ciel ouvert, où, commerçants, clients, mais également les voleurs viennent faire de bonnes affaires.  Sur le boulevard Nangui Abrogoua très animé reliant la grande mosquée au grand marché, il ne se passe pas de jour sans qu’un vol à la tire ne soit commis surtout en ces moments d’intenses activités commerciales. Les secteurs de ‘’Liberté’ et ‘’Renault’’, ainsi que la grande gare routière sont également un nid de malfrats. Dans ces coins, les brigands sont de plus en plus virulents. La nuit, le danger est réel et permanent. Il peut sembler suicidaire de s’engager à pied dans certains lieux. Notamment dans les environs de l’ex-cinéma ‘’Krindjabo’’ et la Gare nord  (Terminus de bus), appelé également ‘’En bas du pont’’ où sévissent généralement des bandits de grands chemins. Ils sont prêts à tout pour arriver à leurs fins.

Yopougon et ses agresseurs

Dans la bouillante commune de Yopougon, la simple évocation du nom ‘’ Guantanamo (appellation d’un ancien maquis fermé à cause de la pègre)’’ suscite des frayeurs. Situé entre  les bidonvilles rivaux de ‘’Yaoséhi’’ et ‘’Doukouré’’ qui foisonnent de fumoirs (lieux de vente et de consommation de drogue), maintes fois démantelés par la police et qui repoussent comme des champignons. Ce petit tronçon reliant le commissariat du 16è Arrondissement à l’ancien cinéma ‘’Saguidiba’’ n’a pas bonne presse. Viols, vols, agressions physiques sont devenus monnaies courantes dans ce lieu mal éclairé. Passants, automobilistes et riverains en font chaque jour les frais. Mais le ‘’Triangle du mal’’, zone située entre ‘’Yopougon gare- Siporex’’, ‘’Wassakara’’ et ‘’Selmer’’ est en passe de voler la vedette au tristement célèbre ‘’Guantanamo’’. Dans ces lieux, les agresseurs sévissent .

Abobo et Attécoubé, les ‘’microbes’’ en état de veille !

Elle est la commune la plus peuplée du pays et l’épicentre d’un phénomène qui trouble depuis un certain temps, le sommeil des autorités en charge de la sécurité. Il s’agit des ‘’microbes’’, des adolescents dont l’âge varie entre 10 et 16, opérant, généralement, en bandes organisées sous la houlette de bandits de grands chemins. A Abobo, ils font la pluie et le beau temps. ‘’Sans Manquer’’, ‘’PK 18’’, la gare routière du rond-point de la mairie et ‘’Derrière-rail’’ sont leurs  terrains de chasse. Leur nouvelle trouvaille : l’attaque des établissements scolaires. A Attécoubé, il n’est surtout pas raisonnable de se retrouver tard dans la nuit dans les environs du marché au bétail ou du grand marché. Vous risquez de croiser le chemin de ces ‘’microbes’’ qui vous feront sans doute vivre un calvaire que vous n’oublierez pas de sitôt.

Marcory sans fil et Port Bouet Derrière Wharf…. et leurs drogués

A Marcory sans fil en passant par le grand carrefour, il faut également être sur ses gardes, car la pègre rode à ces endroits. Et surtout la nuit tombée. Aux alentours des maquis et autres endroits  mal éclairés, il faut éviter de se retrouver seul. Au risque d’être la cible des malfrats. A Port Bouet Derrière wharf, en passant par vridi canal, les attaques armées et à l’arme blanche  ont pignon sur rue à la nuit tombée. En bordure de mer, il faut également éviter de se retrouver seul, car les malfrats rôdent de jour comme de nuit. Une situation entretenue par les nombreux fumoirs. Cette liste est loin d’être exhaustive.  Car dans les dix communes d’Abidjan, il est de notoriété publique que désormais  dans la capitale économique, personne n’est à l’abri d’une agression, mais il faut être sur ses gardes. Comme quoi en cette période de fête la prudence à tous les niveaux doit être de mise.

 

Abou Traoré

Légende : En ces périodes de fêtes à Abidjan, personne n’est à l’abri d’une agression, mais il faut être sur ses gardes

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